MIRO exposition Grand Palais Paris d’octobre 2018 à février 2019

Le Grand Palais propose une rétrospective Joan Miro jusqu’au 4 février 2019.

Peintre graveur et sculpteur espagnol né en 1893 à Barcelone décédé en 1983 à Palmas de Majorque, Surréaliste, il a  fait naître par la pratique de l’automatisme, un monde d’une liberté, d’un dynamisme et d’un humour surprenant.

Dans son triptyque tardif 1961 Bleu I II et III, Miro après un voyage au Etats Unis avec ses grands espaces, met en scène une modulation et le mouvement de la couleur. Les taches noires et rouges dans le triptyque ne sont que des fantômes flottants que l’on retrouve dans ses plus anciennes peintures Surréalistes toujours très colorées.

Dans ce triptyque Miro réalise ce qu’il cherchait depuis longtemps, atteindre « l’intensité avec un minimum de moyen ».

Miro, c’est aussi la poésie, l’automatisme et parfois le hasard que l’on retrouvent dans ses peintures, ses sculpture, bref c’est tous les moyens qui favorisent la libération de l’inconscient qui libère l’art poétique qui le classe bien dans le mouvement des Surréalistes.

Miro disait  « Le Surréalisme m’a ouvert un univers qui justifie et qui apaise mon tourment. Le Fauvisme, le Cubisme ne m’avaient apporté que des disciplines formelles sévères. Il y avait en moi une révolte silencieuse. »

En effet, Joan Miro a fuit l’Espagne avec toute sa famille pour Paris, durant la guerre d’Espagne de 1939, il en gardera un grand traumatisme tout comme Picasso.

Miro disait de ses dernières toiles, « je les conçois comme un coup de foudre, absolument dégagé du monde extérieur ».

Aller voir l’exposition Miro c’est retrouvé son âme d’enfant, se laisser éblouir et porter par les formes et les couleurs, leur poésie et surtout découvrir des œuvres qui sont dans des musés étrangers ou privés et que l’on n’a jamais vus sauf dans les livres d’Art,  Il faut vraiment y aller pour le plaisir de les voir en vrai et se laisser porter.

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